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Gustave Le Gray, photographe (1820-1884)

Sous la direction de Sylvie Aubenas

Coédition Bibliothèque nationale de France

Un volume de 416 pages au format 29,5 x 24,2 cm relié
350 illustrations et un dépliant

Prix : 59,95 € jusqu'au 16/06/02 puis 69,95 € - ISBN : 2-07-076528-8

 

Le livre
Catalogue de l'exposition présentée par la Bibliothèque nationale de France, sur le site Richelieu, du 19 mars au 16 juin 2002, puis au musée J. Paul Getty à Los Angeles.

Redécouvert par les spécialistes depuis une trentaine d'années, Le Gray demeurait encore ignoré du grand public jusqu'à la vente, en 1995, de la collection Jammes, où sa marine La Grande Vague (1857) atteignit l'enchère record de 5,5 millions de francs, faisant de lui le photographe le plus coté sur le marché.

Gustave Le Gray se forme d'abord à la peinture. Élève de Paul Delaroche, il le suit à Rome en 1843. À peine arrivé, il épouse la fille de sa logeuse, PalmiraLeonardi, une beauté classique qui lui donnera de nombreux enfants mais le rendra malheureux. Son retour à Paris en 1847 voit ses débuts dans la photographie, qui suscite alors la curiosité de l'élite intellectuelle et artistique. Passionné par la chimie, il expérimente et met au point le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851. En 1855, Le Gray s'installe dans un luxueux atelier du boulevard des Capucines. Là, de 1856 à 1859, il réalise ses œuvres les plus magistrales. Portraits, bien sûr : l'aristocratie et le monde politique défilent chez lui. Commandes pour l'empereur : Le Gray fixe notamment les images de l'inauguration du camp militaire de Chalons-sur-Marne.

Œuvre personnelle également: vues de Fontainebleau, marines prises sur les côtes de Bretagne, Normandie, Méditerranée, nus, vues de Paris. Les marines connaissent un succès retentissant en France et en Angleterre, le nom de Le Gray est partout. Pourtant, à cause de sa mauvaise gestion financière, il doit abandonner son atelier. En mai 1860, Alexandre Dumas l'embarque avec lui en Méditerranée sur sa goélette l'Emma : à Palerme, où, en pleine insurrection, Dumas retrouve Garibaldi, Le Gray photographie ruines et barricades. L'aventure se poursuit à Malte, Beyrouth, Baalbek…

En 1861, on le retrouve à Alexandrie faisant le portrait des voyageurs de marque comme le comte de Chambord ou le prince de Galles. Bientôt installé au Caire, il reçoit des commandes du vice-roi et devient professeur de dessin à l'École militaire. Il meurt en 1884 dans la pauvreté, avec à ses côtés une jeune Grecque de vingt ans qui vient de lui donner un fils.

Les auteurs
Sous la direction de Sylvie Aubenas, conservateur en chef au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, commissaire de l'exposition ;

Anne Cartier-Bresson, directrice de l'Atelier de restauration et de conservation des photographies de la Ville de Paris ;

Joachim Bonnemaison, photographe et collectionneur ;

Barthélemy Jobert, professeur d'histoire de l'art moderne à l'Université de Grenoble II

Claude Schopp, romancier, biographe et éditeur d'Alexandre Dumas ;

Mercedes Volait, chargée de recherches au CNRS ;

Henri Zerner, professeur d'histoire de l'art, Harvard University.